Palmarès du Concours de la Nouvelle 2009


1er Prix : 1000€ - Axel Senequier de Paris pour : "Du soleil plein les doigts"

2ème Prix : 500€ - Marc Gérin de Rennes pour "Les Asphodèles"

3ème Prix : 250€ - Jordy Grosborne de Mutzig pour "Les Feuilles de Prévert"

Compte-rendu du Concours de la Nouvelle 2009

L’association Plumes d’Azur n’est pas un long fleuve tranquille

Cette remise des prix du 4ème concours de la Nouvelle fut pour le moins extravagante, c’est le moins que l’on puisse dire. Tout était organisé afin qu’elle se déroule dans les meilleures conditions, comme les autres années. Hé bien non ! C’était sans compter sur l’imprévu.

Deux lauréats, Marc Gérin venant de Rennes et Jordy Grosborne de Mutzig, avaient pris un train, le matin très tôt, qui les amenait à Paris via Toulon.

Le hasard faisant bien les choses, ils étaient dans le même convoi, sans le savoir, et arrivaient tous les deux à 16h48 en gare de Toulon. Formidable !

Ils étaient attendus à la gare pour les amener à Carqueiranne.

Le troisième lauréat, Axel Sénéquier étant en voyage à New York avec son épouse, ses grands-parents, Monsieur et Madame Canaud, avaient fait le déplacement de Fréjus afin de le représenter.

Tout était parfait dans le meilleur des mondes.

Mais… «  Avec les machines à vapeur et avec l’électricité, l’insomnie du monde a commencé. »

La nôtre commença à 17 heures.

Le train n’était pas arrivé et aucune annonce de retard n’avait été signalée. Après renseignements pris auprès des personnes in-compétentes, le train serait en panne à la sortie de Marseille, et il y aurait plusieurs heures de retard… Pourquoi ? Pour combien de temps ? Ils ne savaient pas !

La valse des appels téléphoniques commença, nous joignîmes les lauréats, qui n’en savaient pas plus que nous.

Je suggérai à un lauréat de demander au chef de voiture (en ces circonstances, la casquette du chef devait être un peu étroite pour recevoir les doléances des passagers) de faire une annonce afin qu’ils puissent s’identifier, de prendre un taxi à leur arrivée à Toulon et de se faire conduire à la mairie de Carqueiranne.

Que croyez-vous qu’il arriva ?

On annula la cérémonie

Ce fut le buffet qui se vida et le public qui trinqua, en attendant les lauréats.

De champagne et de petits-fours, on se délecta.

Vers 21h le taxi arriva.

Le public les acclama.

On re-trinqua.

Non, ce n’est pas tout !

Vous ne pensez tout de même pas que nous en sommes restés là !

C’est autour d’une bonne table, que nous avons remis les diplômes aux lauréats, entourés des personnes qui avaient eu la patience d’attendre leur arrivée, dans une ambiance détendue et festive. À Plumes d’Azur, rien n’est impossible !

Quel plaisir, le lendemain matin, de se retrouver sur la terrasse de l’hôtel sur le port de Carqueiranne, sous un soleil câlin, pour un petit-déjeuner face à une mer d’huile aux reflets argentés. Les lauréats des trois concours précédents doivent avoir un moment de nostalgie, s’ils lisent ces lignes, et se dire : « Oui, nous l’avons vécu aussi », et nous, nous les remercions de ces moments privilégiés qui nous ont permis de les connaître. Bon, on ne va pas sortir les mouchoirs, mais affectueuses pensées à vous tous.

Nous remercions Monsieur et Madame Canaud d’avoir représenté Axel et d’avoir fait l’aller et retour de Fréjus, il en a de la chance Axel d’avoir des grands-parents aussi sympathiques.

Merci à Marc et Jordy d’être venus de si loin, d’avoir subi autant d’impondérables sans qu’ils altèrent leur enthousiasme.

Merci à toutes les personnes présentes pour cette soirée « extra-ordinaire » et à leur patience.

Nos remerciements à la Municipalité de Carqueiranne qui a mis à notre disposition la salle des fêtes et préparé ce magnifique buffet qui nous a permis d’attendre, dans la bonne humeur, les récipiendaires (le champagne nous y a aidé), et nous leur présentons nos excuses pour avoir dépassé les horaires prévus.

Je remercie particulièrement les membres du bureau, les jurés, les amis qui, spontanément, ont largement participé à faire de cette réception improvisée une sacrée soirée. Nous nous en souviendrons !

À l’année prochaine, pour la cinquième édition du concours, ça se fête, il y aura des surprises… non, pas des mauvaises !

Cordialement

Nicole Fontana-Bouquet

Mentions Spéciales

Nous adressons nos compliments et nos remerciements à tous les concurrents de nous avoir donné autant de plaisir à les lire.

Provenant de toute la France, de l’Europe et au-delà, Les 224 nouvelles reçues nous gratifient sur la réputation de notre concours. La performance est à saluer, sans flagornerie (allez, un peu quand même, on ne va pas bouder notre satisfaction).

La sélection a été particulièrement difficile tant les notes étaient proches. C’est pour cette raison que nous avions attribué quatre Mentions Spéciales

Par ordre alphabétique :

Marcel Baril,  Marseille pour : « A Vous Revoir… »

Agnès Farrugia, La Réunion pour : « Waterproof »

Dominique Vautier,  Meudon-la-Forêt  pour : « Première Neige »

La quatrième mention a été annulée : article 4 du règlement du concours.

Sarah Berti,  Belgique pour : « Seul Compte le Chemin »

Madame Berti a reçu un prix le 1er octobre 2009 pour la même nouvelle et ne nous a pas prévenus, elle avait pourtant le temps de le faire.
Elle est donc disqualifiée. C’est le hasard qui m’a permis de le découvrir récemment.

Suite aux nombreuses demandes de participants souhaitant connaître leur classement, et dans l’impossibilité de répondre à tous, nous vous donnons la liste d’une vingtaine de nouvelles sélectionnées à la seconde lecture des jurés.

Aparté – Sylvette Heurtel : Fougères

Bartholomé – Joëlle Chamalet :  Sigoyer

Deux tranches de pain au schmalz – Renaud Maury : Ecully

Des Pannes – Michel Dalmazzo : Roissy en Brie

Forever – Thomas Jonas :  Denain

La fêlure – Michel Messica :  Valbonne

La frangine – Juan Milhau :  Le Boulou

La petite fille sur la balançoire – Anne Vocanson : Mars

La galerie de Quartz – Romain Vanden :  Bossché : Lille 

Le collectionneur – Thomas Jonas : Denain

Le Lauréat – Anne-Marie Dupont  : Vaux le Penil

Le vagabond et le mannequin – Etienne Sallé :  Toulon

L'express de quatre heures dix - Jean-Marie Rousset :  Bollène

L’odeur du lait – Véronique Lecuyer :  Hyères

Par la porte entrouverte – Laurent Houssin : Mont-Saint-Aignan

Philomène – Isabelle Rivoal :  Montreuil

Plat qui se mange froid – Bernard Baune : Lagardelle / Leze

Nous vous adressons nos remerciements pour votre participation, nous espérons vous retrouver l’année prochaine et avoir autant de « bonnes nouvelles » à lire.

Nous vous disons :

À vous revoir, sans aparté, que vous ne subissiez pas des pannes de l’express de quatre heures dix, aux premières neiges. Venez avec la frangine, Bartholomé, Philomène, et le collectionneur. N’oubliez pas la petite fille sur la balançoire, nous veillerons aux risques de fêlures.

En arrivant, par la porte entrouverte, laissez vous guider par l’odeur du lait, nous vous réservons quelques tranches de pain au schmalz, oui, c’est un plat qui se mange froid, ensuite nous vous ferons visiter la galerie de Quartz, sur le chemin, vous croiserez certainement le vagabond et le mannequin au rimmel Waterproof. Nous espérons que vous serez l’année prochaine le Lauréat, Forever pour Plumes d’Azur.

Cordialement

Nicole Fontana-Bouquet


Concours de la Nouvelle 2008 :