Jeu Les Auteurs Célèbres 2/5

Jeu N° 39 :

Il est  temps de libérer Léon Tolstoï.

Entre Guerre et Paix, laissons le rejoindre… Anna Karénine… Les Cosaques…  accompagné par La Sonate à Kreutzer… 
Quittons ce magnifique regard et cet homme tourmenté qui déclarait :
« Je suis laid, gauche, malpropre et sans vernis mondain. Je suis irritable, désagréable pour les autres, prétentieux, intolérant et timide comme un enfant. Je suis ignorant. Ce que je sais, je l'ai appris par-ci, par-là, sans suite et encore si peu ! Mais il y a une chose que j'aime plus que le bien : c'est la gloire.
Je suis si ambitieux que s'il me fallait choisir entre la gloire et la vertu,
je crois bien que je choisirais la première. »

Monsieur Tolstoï, je ne suis pas de votre avis, en ce qui concerne votre beauté.

Jeu N° 38 :

Félicitations à Madame Anne-Marie Dupont pour sa célérité.

C'est bien Marcel Proust enfant. 

Allons faire un tour du côté de chez Swann,  trempons une madeleine dans notre tasse de thé, faisons revivre, quelques instants, une scène de notre enfance. Nous avons tous en nous quelque chose de Tennessee ! Non ! De Proust, désolée, je suis troublée, car le 18 novembre, ce sera l'anniversaire de sa mort et celui de ma naissance. Non ! Pas la même année ! Proust est décédé en 1922, moi, je suis née... devinez !

Jeu N° 37 :

Klaus Mann, le fils de Thomas, cette montagne magique de la littérature contemporaine qui le domina au point de l’écraser au risque de l’éclipser durablement, a eu largement le temps de fumer sa cigarette, vous ne l’avez pas reconnu ! Que savent les Français de Klaus Mann (1906-1949) ?
Il a été dans sa jeunesse un dandy, homosexuel et drogué, dilettante et provocateur, assez insouciant pour consacrer neuf mois à arpenter la terre avec sa sœur non moins débauchée Erika en se faisant passer pour des jumeaux « À travers le vaste monde ». Pour se rattraper, il a laissé un magnifique journal intime sous le titre Le Tournant. Il est l’auteur de Mephisto (1936), roman de la carrière d’un grand comédien inspiré par celle de son beau-frère, personnage ambitieux et lâche dont la corruption par le régime nazi, et par Goering en particulier, le poussera, de compromis en compromission, au faîte de la gloire publique et de la déchéance personnelle. Tout aussi impitoyable, et d’une ironie dévastatrice, ci-dessous, la lettre ouverte qu’il adresse le 21 avril 1935, via le Pariser Tagelblatt, à l’actrice Emmy Sonnemann qui vient d’épouser le tout-puissant Hermann Goering : « Franchement, chère Générale, êtes-vous une femme heureuse ? (…) Votre bedonnant mari n’est pas à la maison - il est peut-être dans son bureau en train de signer des arrêts de mort ou d’inspecter des bombardiers. La nuit est tombée, vous êtes seule dans votre beau palais. N’est-ce pas l’heure des fantômes ? Ne voyez-vous surgir de derrière les lourdes tentures ceux que l’on a assassinés dans les camps de concentration, ceux que l’on a tués à la tâche, les fuyards que l’on a abattus, les suicidés (…) Vos pensées - qui devraient être formées à l’école des classiques allemands, mais qui sont sans doute déjà perverties par la nouvelle éthique allemande - vos pensées parviennent-elles à se mettre à distance de tout cela ? (…) Et à supposer que vous ne soyez pas insensible aux terrifiantes grimaces des fantômes - n’imaginez-vous pas parfois qu’un jour des vivants pourraient envahir des pièces de votre château ? Et croyez-moi, ceux-là ne plaisanteront pas. Que répondrez-vous, Madame Sonnemann, quand on vous demandera des comptes - oui, à vous aussi, puisque vous vous faites complice de ces gens (…) Vous avez drôlement bien joué la comédie, Madame l’actrice, vous ressemblez à s’y méprendre à l’une de ces femmes du répertoire classique dépourvues de toute conscience morale : pour une poignée de pierres précieuses, pour un beau nom et une belle robe, vous oubliez tout, vous ne voulez rien voir, vous acceptez le pire - et finalement vous n’êtes pas mieux que votre criminel de mari et serez autant détestée que lui ».
Il était temps que justice fût rendue à l’un des plus implacables détracteurs du national-socialisme. Ce qui paraît évident avec le recul l’était nettement moins au début des années trente. Car Klaus Mann n’a pas attendu la démonstration de l’immonde pour attaquer, s’indigner, dénoncer. Ni atermoiement, ni tergiversation. « Une ligne, une seule : on ne dîne pas avec le diable fut-ce avec une longue cuillère ».

Jeu N° 36 :

Madame Anne-Marie Dupont a trouvé la photo mystère, félicitations  :

Il s'agit de Claire Bretécher, dessinatrice et scénariste de bandes dessinées.

Qui ne se souvient pas de ses BD : « Cellulite ». « Les Frustrés ». « Salades de saisons » etc…

On l’a comparée à Raiser pour ses propos lucides et sans concession sur ses contemporains, surtout quand ils sont aisés, intellectuels et désabusés.

Au fil de ses histoires, Claire Bretécher est devenue une des références du 9e art.

Jeu N° 35 :

Monsieur Raphaël Brunet, qui n’est certainement pas un pourfendeur des moulins à vent, a trouvé, il s’agit de : Miguel Cervantès, surnommé « le Manchot de Lépante ».

Il est la plus grande figure de la littérature espagnole et l'un des plus grands écrivains de tous les temps, universellement célèbre pour son roman « L’ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Mancha » reconnu comme le premier roman moderne.

Monsieur Brunet, « dis-moi qui tu hantes, et je te dirai qui tu es », et si « l’épée n’a jamais émoussé la plume, ni la plume l’épée »… les Plumes d’Azur vous remercient, allez, « je vais faire bref car les discours qui n’en finissent pas ne plaisent pas ».

Les citations en italique sont de Cervantès

« Au suivant » comme dirait le Grand Jacques… qui incarna si bien Don Quichotte.

Jeu N° 34 :

Il s'agit de Jane Austen 

Madame Anne-Marie Dupont a trouvé l'auteur, elle nous a gentiment traité de "fripouilles" car il y avait un piège qu'elle a contourné...  

La photo est celle de Anne Hathaway qui incarne Jane Austen, femme de lettres anglaise, dans le film « Becoming Jane » j'ai trouvé la ressemblance frappante.

Du fait de l'anonymat qu'elle avait initialement choisi, la réputation de Jane Austen  est modeste de son vivant, avec quelques critiques favorables.

Son réalisme , sa critique sociale mordante et sa maîtrise du discours indirect libre, son humour décalé  et son ironie ont fait d'elle l'un des écrivains anglais les plus largement lus et aimés.

Bravo Madame Dupont, Sherlock Holmes n’aurait pas fait mieux

Jeu N° 33 :

Bertolt Brecht s'ennuyait, personne ne l'a reconnu...

Une de ses citations :

«Nous savons que nous sommes provisoires et qu'après nous,
rien ne viendra qui vaille la peine qu'on en parle.»

Hé bien, nous avons parlé de vous ...


Jeu N° 32 :

C'est notre "Expert" Solange Ciano qui a trouvé l'auteur : Benoîte Groult, qui vit aujourd'hui à Hyères.

Après le succès phénoménal de son livre La Touche étoile, diffusé à 500 000 exemplaires, cette militante féministe, qui a marqué plusieurs générations de femmes, vient de publier, à bientôt 89 ans, une autobiographie. 
 Citation Benoîte Groult : «Ce n'est pas vrai que l'on devient sage avec l'âge, c'est une qualité qu'on vous colle. On ne peut plus être fou. Ce n'est pas de la sagesse, c'est de la résignation.»

Jeu N° 31 :

Solange Ciano a immédiatement trouvé l'auteur : Jean Giono
Félicitations à notre experte

Jeu N° 30 :

Vous n'avez pas trouvé...

Violette Leduc la sulfureuse ou la laide inspirée, dotée d’un caractère réputé impulsif par ses sautes d’humeur, cette femme d’une sensibilité exacerbée, connue la souffrance d’être née bâtarde

Violette Leduc, décédée en 1972, a été, dans les années 60, un écrivain culte, adulée par un petit nombre d’admirateurs et reconnue par Jean Genet comme une «sœur en littérature».

Elle reçut le soutien financier de Jean-Paul Sartre et le soutien intellectuel de Simone de Beauvoir.

 Auteur de romans intitulés «L’Affamée» ou «La Bâtarde», elle traînait derrière elle une réputation de femme libre et d’amante scandaleuse, même si elle était publiée par les respectables éditions Gallimard.