Rubrique Les Mots Passants
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Parapente 190211
« Comment je me suis fait cette entorse ? Tu ne me croiras jamais…
Figure-toi que j’ai attrapé le virus du parapente depuis quelques mois ! Une lubie ? Non ! Une vraie Passion ! Oui, c’est fantastique ! Le rêve d’Icare est une réalité ! Si tu pouvais voir ce spectacle d’en haut…
On frôle les cimes, on rivalise d’audace ambitieuse avec les grands rapaces en cherchant les vents portants ! C’est magique ! Rien que de t’en parler, regarde ! J’ai des frissons sur les bras !
Parfois on traverse les nuages, tu sais les cotonneux. J’ai toujours l’impression de laisser l’empreinte de ma silhouette quand je m’enfonce dans ces limbes vaporeux. Les rayons du soleil se frottent au brouillard et les éclats d’irisation cherchent une issue secourable plus arc-boutée avec des réverbérations toutes en nuances froides et tièdes colorisées sans mélange.
C’est là que les peintres trempent leurs pinceaux ! Ils viennent puiser les teintes choisies pour leurs tableaux. La palette est infinie. On ne pense même plus à l’heure, au temps qui passe, aux contrariétés et à toutes les tracasseries de la vie. Ici, c’est un véritable coin de Paradis ! Les illusions d’optique sont réelles !
J’espère toujours rencontrer un Ange éthéré en train de vagabonder, avec quelques errements pensifs, dans ces altitudes célestes. Je ne serais pas surpris ! J’oublie même de manœuvrer ma voilure ! Bien installé dans ma sellette, je laisse à la portance le soin d’aller chercher les courants ascendants en oubliant les incidences.
Tu vois, tout est tellement féerique dans cette atmosphère que la technique, la conduite et la sécurité deviennent secondaires...
Comment je me suis fait cette entorse ? Tu ne me croiras jamais…
Je volais donc, j’avais un peu perdu les repères du sol et je me laissais guider par le hasard chanceux de cette visite impressionnante… Oui, oui, j’y viens…
Soudain, une violente rafale m’a embarqué dans un tourbillon infernal ! C’était une vraie tourmente. Je tirais sur mes freins mais je ne pouvais plus diriger ni ralentir ma course folle ! Et j’étais dans ces putains de nuages ! J’ai paniqué ! Il me semblait que tout s’était emmêlé dans la voile !
C’est à ce moment que j’ai vu un Ange. Il comptait les parapentistes, je le voyais calculer sur ses doigts ! Quand il m’a remarqué, embringué dans cette dégringolade vertigineuse, il a eu l’air contrarié comme si ce n’était pas prévu à son programme. Il estimait mes chances… Je gueulais, je gueulais en tirant de toutes mes forces sur les cordes qui pendaient autour de moi.
J’aurais bien aimé rester accroché à un nuage compatissant. Mais c’était la course folle !
J’allais me retrouver décalqué sur le sol ! Il ne faut jamais rester trop loin de son ombre, elle est jalouse… J’allais m’écraser comme une vraie merde ! Je revisitais à la hâte mes souvenirs et les êtres chers qui accompagnent ma vie. J’ai pensé que je les aimais mais je ne leur avais pas assez dit. J’ai prié aussi. Fallait-il tomber du Paradis comme une pierre pour y remonter comme une prière ?...
J’ai regretté cette hauteur et ma vision périphérique sur le monde comme si j’étais devenu l’égal du Créateur. J’avais dû lui déplaire… Je te dis ça, mais tout se passait très vite !
C’est fou comme tout se décompose dans ces moments.
Chaque millième de seconde est si important qu’il se grave, indélébile, pour ce reste infime d’existence.
Je retenais ma respiration comme si j’étais en apnée des profondeurs ; c’est idiot, n’est-ce pas ? J’étais en plein vent… Je ne criais plus. A quoi bon…
J’ai regardé mes pieds. Ils étaient crispés sur l’accélérateur.
Comme il est relié aux élévateurs, je modifiais l’incidence. J’avais pris de la vitesse mais je ne contrôlais plus les turbulences ! J’ai respiré un grand coup !
Il était là ! Il me souriait tout confiant de remarquer cette attitude… Qui ? Mais l’Ange de tout à l’heure pardi ! Qui veux-tu que ce soit à ces hauteurs ?!
Tout à coup, j’ai traversé les derniers nuages. J’ai vu ce qui m’attendait…
Le fleuve était là ! J’avais sacrément dérivé !
J’allais me noyer, empêtré dans le matériel de voilage. J’ai failli conserver mon air pour accepter son utilité dans les abysses. Je ne sais pas nager ! De toute façon, saucissonné de la sorte, mon rôle de pierre allait s’achever au fond de l’eau sans même un ricochet de révolte. Mais qui m’a entraîné dans cette passion du parapente ? Qui ?!...
Comment je me suis fait cette entorse ? Tu ne me croiras jamais…
Tu vois, j’étais résigné et j’acceptais mon sort d’infortuné sportif trop téméraire.
Je n’avais pas à aller tutoyer les anges, taquiner les grands oiseaux de proie dans leurs circonvolutions audacieuses et reconsidérer les couleurs grandioses de l’azur comme un metteur au point d’impressions picturales. La curiosité est un vilain défaut… Mais je ne tablais pas sur un futur quelconque pour réexaminer mes erreurs passées... J’avais déjà froid de l’eau qui n’avait pas encore gonflé mes habits…
Je tombais, je tombais… Pourtant, je contrôlais les suspentes à l’instinct comme si un sixième sens m’habitait pour modifier mon destin. J’avais abaissé le bord de fuite et, du coup, je retrouvais de la portance. Ho pas beaucoup… Mais ma vitesse s’était ralentie par cet effet de traînée.
Il était là, dis donc ! Il grattait sa barbiche avec un air satisfait et calculateur ! Il avait d’autres prévisions d’atterrissage ! Qui ? Mais l’Ange ! Ce n’était pas le capitaine de la péniche qui me disait d’aller me poser plus loin ! Celui-là, je le voyais me faire des grands signes du genre :
« Ne crois pas que je vais modifier ma route, ni même m’arrêter pour te récupérer, p’tit con ! J’ai du boulot, moi ! Il est huit heures, Icare !... J’ai ma cargaison et mes horaires ! Va jouer plus loin avec ton parapluie bariolé, gamin !... Le fleuve n’est pas une piste d’amerrissage !... »
Je ne tombais plus vraiment mais un fort vent latéral me bousculait vers un autre horizon fatal… L’autoroute ! C’était l’autoroute ! Je voyais bien le flux des voitures nerveuses et tous ces poids lourds en enfilades caravanières de fourmis lestées. Mais qui allait regarder en l’air ? Personne !...
Comment je me suis fait cette entorse ? Tu ne me croiras jamais…
Vitesse limitée à cent trente. Tu parles, j’allais me retrouver déguisé en écrasé de l’asphalte ! Tout ce qui tombe du Ciel est puni… On part faire une virée extraordinaire dans l’espace azuré et on se retrouve accidenté de la route, sans voiture ! C’était injuste...
« Vous avez votre permis de voler ? »
« Ben non… J’ai suivi assidûment quelques cours avec un instructeur, un guide de haute campagne, et je me suis lancé… »
« Vous étiez bien trop bas ! Vous êtes en infraction avec le code de bonne conduite !... Vous venez de perdre tous vos points sur le champ non… sur le bitume et vous êtes condamné à être écrasé !... »
Aplati dans un champ ou sous un trente-huit tonnes, la différence était infime. C’était mes remarques intimes mais affligeantes qui me questionnaient pendant cet épisode horizontal...
On m’a même klaxonné ! J’étais l’attraction ! Le spectacle venu du ciel ! Ils étaient présents au fait divers, aux premières loges ! Ils avaient déjà les appareils photos dans les mains ! J’allais faire un « buz » sur le net… Je me préférais en buse…Et j’allais terminer en bouse… Je voyais déjà les gros titres, en caractères gras…
« Trafic perturbé. Tombé du ciel, un parapentiste s’est écrasé sur l’autoroute encombrée. La circulation a été ralentie pendant deux heures. Les pouvoirs publics sont appelés à plus de rigueur quant au développement de ce sport dangereux dans notre région. Le syndicat des camionneurs appelle à la grève, pour causes, les incidences graves sur les retards de livraison et la volonté de dépénalisation définitive des atermoiements dues à ces contretemps. Après concertations, la grève est reconductible !... »
On allait faire une loi au sénat, la voter en priorité et elle porterait mon nom ! A mes dépens, je resterais à la postérité. C’était regrettable. Imaginez tous les gosses, en départ de vacances heureuses, en train de contempler mon spectacle d’écrabouillé saignant, étendu et reposant sur quelques centaines de mètres ! Vous parlez d’une carte postale ! Un coucher de soleil bien rouge...
Comment je me suis fait cette entorse ? Tu ne me croiras jamais…
J’en étais lassé d’écouter toutes mes noires cogitations macabres et revenantes mais je guidais mes suspentes avec l’intérêt soutenu de vouloir rester vivant ! C’est humain… Doucement, je tirais sur les ficelles de l’élévateur, un peu comme un marionnettiste attentif aux réactions de sa poupée. Mais… c’était moi le guignol ! C’était moi ! Quelle aventure ! Je m’appliquais...
Il était encore là ! Il supervisait mes divagations de fortune avec une grande minutie. Ben oui, mon Ange… Et il n’était pas le seul. Il y avait du monde au balcon !
Le sang attire les charognards, c’est bien connu… S’ils peuvent se repaître du malheur des autres, ils survivent un peu mieux à leur quotidien chaotique en se disant que c’est quand même agréable d’être bien portant.
« Et puis, quelle idée il avait d’aller jouer les piafs, ce corniaud ? Le monde vu d’en haut ? Et alors ? Déjà qu’on voit rien d’en bas… Monsieur va faire planer son spleen en dessus des alpages pendant que d’autres vont pointer au chômage… Faut des plumes et toi tu joues les enclumes !... Sur le plancher des vaches, tu vas faire une petite tache et tu rebondis vers les cieux sans nul panache !... »
Ha, je les vois déjà leurs épitaphes ! Ils seront féroces, les bougres ! Mine de rien, je ne tombais plus. C’est à ce moment que j’ai remarqué la ligne de quatre cents mille volts !
Ho putain, la guigne…
J’allais passer au grilloir ! En super production, en vedette principale, dans un seul rôle son et lumière, j’allais rôtir ! Au nombre d’isolateurs, je savais bien que la tension était énorme. J’allais faire un petit flash, même pas un défaut fugitif sur les tableaux de contrôles du poste de garde de la conduite nationale des réseaux. Je voulais descendre, j’aurais des cendres…
Pourquoi les oiseaux se posent sur les fils ? Hein ? Dis-moi ?! Pourquoi ne carbonisent-ils pas ? Moi aussi, je vole ! Je suis de la race des grandes ailes ! C’est ça ton problème. Faut pas toucher deux fils en même temps. C’est la différence de potentiel que tu ne supporteras pas. C’est un peu comme la chaise électrique mais en beaucoup plus rapide. On ne te ramasse pas après, on te balaie… Je dispense ma famille du crématorium…
Moi, je voulais voler ! Planer ! Négocier quelques arabesques avec les balbuzards, suivre un moment un avion de grande ligne, m’émerveiller du patchwork des champs cultivés, m’enivrer des hauteurs en oubliant les tracas ! Mais non, toi l’ancien lignard, tu ne rempliras même pas la moitié de ton corbillard.
Fait chier !
Inexorablement, fatalement, je ressentais l’attirance magnétique des fils électriques et le ronronnement régulier de l’intensité les traversant. C’est comme boire un grand verre rempli de poison violent, manger des champignons terriblement vénéneux ou laisser se faire mordre par un cobra mal luné.
On tire sur la corde de sa guillotine, on se jette à l’eau en respirant, après ; on dit « feu » au peloton d’exécution, on dit encore « je t’aime » à quelqu’un qui ne te voit même pas... Tu comprends ? On est mort à l’avance ! Tu veux d’autres exemples ? J’en ai plein… Non ?
Comment je me suis fait cette entorse ? Tu ne me croiras jamais…
J’avais encore quelques récurrences de mes derniers vols dans cet engin. Mon parachute était si près de la ligne à très haute tension que je pouvais me déguiser en subreptice ampoule illuminée jusqu’au claquage final imminent. Avec un seul geste, je pouvais mettre fin à tout. Et qui ferait la différence entre un banal accident et un suicide réussi ? Mais je ne suis pas de nature fataliste et je n’arrivais pas à baisser le bras… trop occupé à diriger cette frêle embarcation. Pourtant, je faisais mon possible !
En regardant dans les suspentes, j’ai remarqué une cordelette qui s’était évadée de sa poulie de renvoi. Dans tous ces soubresauts périlleux et ces figures imposées, je ne dirigeais plus mon engin à cause de cette défaillance technique ! J’ai passé la main par-dessus la boucle d’attache de la sellette et j’ai pu réintroduire la corde dans la gorge de la poulie. Ha, ne me demande pas comment j’ai fait cette réparation ! J’avais quelques palpitations de chamade… J’étais le patron bosco de mon parapente !...
« Hissez le pavillon ! Les femmes et les enfants… après… Capitaine ! Capitaine ! Là ! On peut s’échouer… se poser… Faut voir matelot, faut voir… Et les rochers ! Tu les vois, les rochers ! Imbécile ! Pierres qui roulent ramassent les mousses ! On va se les briser là !... Allez, carguez la voile ! On va faire tanguer la mâture, sacrebleu ! Et si on ne passe pas, on demandera à Poséidon le cap sous-marin de notre naufrage… Sacré vingt dieux, y a de la gîte, mataf… Allez ! Allez, gibiers de potences, souquez ferme ! Affalez la grand voile !... »
Oui, ben moi, je vais m’affaler sous peu… Eole n’était pas coopératif. Qui sème le vent en route, récolte la défaite… Je tirais comme un fou sur mes appareils de flottaison…
Tout à coup, j’ai bifurqué à cent quatre-vingt degrés ! J’étais sauvé ! J’étais sauvé !
Il était là ! Il soufflait gentiment dans ses mains pour m’envoyer du vent dans la bonne direction. Il était content de mes exhibitions de parapentiste acrobatique. J’avais retrouvé mes sensations aérodynamiques et je planais à quelques dizaines de mètres du sol.
C’est con, mais avant de savoir voler, il faut savoir atterrir. Et comment on atterrit si on n’a jamais volé ? Raconte un peu, l’artiste… C’est marqué dans les livres ! Autrement, il faut argumenter une bonne prière en express... Ce jour-là, j’avais épuisé mon stock de bénédicités ! J’en avais récité tout un chapelet ! J’avais blasphémé aussi, pour garder l’équilibre…
« Bon, vous avez tous le manuel de l’atterrissage ? Page douze. Oui, c’est la dernière page… Chapitre un selon Saint Paul. Plus près de toi Seigneur… Mais non, pas celui-là ! Et que lit-on à cette page, les gars ? Oui, la phase... La phase de quoi ? La phase d’approche ! Alors, configurations du terrain, conditions météorologiques… Et le taureau dans l’enclos ? Change de champ ou change de slip… Tra… tra… Trajectoire, oui bravo ! Distance, altitude et endroit désiré ! Ben, faut vous tirer les vers du nez ! Hé les gars, si vous loupez l’atterrissage, c’est en chaise roulante et devant la télé que vous continuerez à faire du sport ! Bon allez, on se retrouve face au vent ! Et tiens bon la barre et tiens bon le vent, hissez haut !... Bon, vous définissez votre trajectoire comme vous voulez, celle qui vous arrange le mieux pour les choses précitées et on y va. Ca s’appelle : La prise de terrain. En u, en s, en huit et en… ambulance pour les autres ! C’est drôle, juste avant de toucher le sol, on dit qu’on est dans la dernière branche… On va se poser comme une fleur !... »
Là ! Là ! Les barbelés ! Ho merde !
Ils étaient bien acérés, ceux-là ! Des qui s’enfoncent profond et qui laissent des marques comme des souvenirs attachants, des en forme de couronnes de roi déchu et abandonné par les siens, des qui font mal avant de les toucher juste à l’idée de leurs lacérations, des bâtis en empêchement de liberté d’étoiles filantes cousues, les pires…
Comment je me suis fait cette entorse ? Tu ne me croiras jamais…
J’allais être taillé en lanières, oui ! On ne me reconnaîtrait qu’à mes seules empreintes digitales ! Tu parles d’une trajectoire ! Ho oui, c’était Guantanamo, ce champ ! Le rustique du coin, il les avait récupérés de la dernière ou de celle d’avant ? Rien n’est perdu, tout se transforme… « La rouille aurait un charme fou si elle ne s’attaquait qu’aux grilles… »
Je n’aime pas les barbelés, ils emprisonnent même les fleurs en rendant inaccessible la vision profonde de leur champ. Les barbelés, c’est fait pour ne pas sortir ou pour ne pas entrer ?... Quel est l’esprit torturé qui avait eu l’idée d’inventer ce supplice ? Faudrait l’enfermer celui-là, derrière ses… barbelés…
Bref, je suis passé juste en dessus. C’est à peine si j’ai senti une caresse douteuse le long de ma fesse. Oui, un bel accroc dans ma tenue de parapentiste miraculé, c’est un moindre mal… Je me suis posé et, pas ça ! Rien ! Pas une écorchure, pas un bobo, nobody, que dalle, peau de zombi !…
Il était là, il souriait en pleine béatitude sans altitude. Oui, il s’était adossé contre un poteau de la clôture comme un gardien de troupeau attentionné ; ben oui, mon Ange, et il faisait le compte de ses miracles sur ma personne. Oui, toujours sur ses doigts…
J’avais bien entamé mon capital chance ! Tu penses bien !
Quelques sueurs froides et des frissons incoercibles me chatouillaient fortement à cause de toutes ces exécutions capitales ratées. Je n’arrivais pas à marcher droit, tellement je tremblais ! C’est comme si je courais face au vent pour m’envoler… sans voile !
J’ai repris le sentier escarpé et gravillonné qui remonte au promontoire de décollage. Cent fois, j’ai failli me casser la gueule ! Et j’ai mis deux heures entières pour retrouver ma bagnole tellement j’étais chamboulé ! J’ai tout jeté dans le coffre et je suis rentré chez moi…
Comment je me suis fait cette entorse ? Tu ne me croiras jamais…
Eh ben, en descendant de voiture, au garage, ma femme m’est tombée dessus !
Elle voulait que je plante une cheville dans le mur pour afficher un tableau ! Alors, j’ai pris l’escabeau et, au premier barreau, j’ai eu le tournis ! J’avais attrapé la maladie du vertige…
C’est un coup de mon Ange Gardien. C’est trop difficile pour lui de me garder dans les airs. Il m’a levé l’envie...
L’entorse ? C’est rien. C’est pour ne pas aller au boulot demain, je fais semblant…
Un équipement complet de parapentiste, ça t’intéresse ? La déchirure est réparée… »
Pascal.
