La Colline Vert-de-Gris

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La Colline Vert-de-Gris

Un voyageur, Henri Beyle, s’était endormi dans sa diligence au moment où elle arrivait à Marseille. Il tint à faire demi-tour afin de recommencer son entrée à partir du promontoire de La Viste, au-delà duquel se déploie la ville, sous une « arche étincelante de lumière », comme l’écrit Théophile Gauthier.
Il s’agissait de Stendhal. Comme lui, la marquise de Sévigné, Rimbaud, l’impératrice Eugénie… tous eurent le même choc au sortir de ce quartier des hauts de Marseille où la ville s’offre soudain, dans un éblouissement de bleu et de blanc.
C’est dans ce village, au-dessus de la rade de l’Estaque, que se déroule, paisible, la vie d’un enfant, au bord d’un plateau ouvert sur sa « Colline », terrain de jeux sans limites autres que les îles, la mer, les vagues, l’horizon…
La guerre éclate. Les hommes partent. L’Allemand surgit. Terreur et déchirement.
La Colline frissonne sous les bombes. Il faut partir. L’enfant sera désormais un « réfugié » : dans les Pyrénées, où un couple l’accueille ; en Lozère, avec sa famille, ses voisins. La guerre, là encore, moins visible, cruelle toujours.
La Libération. Le village de La Viste retentit de l’immense clameur qui salue la fin de la terreur nazie.
L’anecdote, la vie au quotidien, amusante ou pathétique, rejoignent ici la grande Histoire, celle des hommes, toujours présente en filigrane au travers des pages du roman.