Cyrielle GAU
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Les livres jalonnent mon quotidien depuis l’enfance. Le goût de la lecture m’a été transmis par ma mère et mes sœurs. Je m’inscris dans une longue lignée de femmes.
L’envie de me retrouver de l’autre côté de la page est venue plus tard lors d’un séjour de plusieurs années en Nouvelle-Calédonie. J’ai ressenti alors le besoin de mettre en mots des émotions diverses face à cet éloignement extrême et la beauté d’une terre inconnue.
À mon retour, j’ai écrit et publié mon premier roman, Outre-mère.
Mon deuxième ouvrage, Qui ne consent doit mourir, est né de l’écriture d’une nouvelle sur le détournement du conte de La Belle au bois dormant. Dans ce texte, l’héroïne défiait les codes en refusant d’épouser l’homme qui lui était imposé sans son consentement et préférait se rendormir.
L’idée a sommeillé, elle aussi, quelques années, jusqu’à la crise sanitaire du Covid-19 où dès les premières semaines du confinement le nombre de féminicides a augmenté de façon alarmante.
Mon propos a pris alors une autre forme, juxtaposant le long sommeil de La Belle endormie avec le coma profond d’une jeune femme victime de violences conjugales.
Dans le roman, celle-ci va traverser les siècles et s’incarner à des périodes emblématiques de l’Histoire des femmes.
L’objectif qui s’est dessiné au fil de l’écriture a été celui de rendre hommage aux générations de femmes qui me précèdent, de témoigner de leurs luttes, de leur courage, de leur lien charnel avec la Terre et de parvenir à porter leurs voix avec mes mots.